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 Killing joke

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6-21-3-11
Elfe Noir


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Date d'inscription : 06/05/2006

MessageSujet: Killing joke   Lun 11 Sep - 11:13

Paul Ferguson et Jaz Coleman sont respectivement batteur et chanteur du Matt Stagger Band lorsqu'ils décident de monter Killing Joke en 1978. Le duo recrute alors Martin Glover, alors bassiste du groupe punk The Rage, ainsi que Geordie Walker. Sous cette formation est enregistré le premier ep Turn To Red qui attire l'attention de John Peel.

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Killing Joke enregistre ensuite Wardance, son premier single, en février 1980, auquel fait suite le premier album éponyme. Dès lors le groupe commence à tourner régulièrement et à faire parler de lui notamment en raison d'une affiche sur laquelle on voit le pape en train de bénir l'armée nazie, impertinence lui valant une interdiction de concert à Glasgow. Malgré tout, Killing Joke se constitue un cercle grandissant de fans qui va bien au-delà du punk, grâce à des morceaux plus dansants comme "Pssyche" ou "Follow the Leader", et sort son deuxième album What's This For en 1981.

Après l'enregistrement de Revelations en 1982, Jaz Coleman, persuadé que la fin du monde est proche, s'enfuit en Islande avec Geordie et tournent avec quelques formations locales telles que Theyr, qui prendra plus tard le nom de Sugarcubes et au sein duquel officiera une certaine Bjork. Se rendant compte que l'apocalypse est remise à une date ultérieure, Killing Joke rentre en Angleterre pour enregistrer Firedances avec un nouveau bassiste, Paul Raven, Glover étant entre temps parti former Brilliant.



Le groupe se sépare une première fois après la sortie de Outside the Gate en 1988, mais reprend la direction des studios deux ans plus tard pour l'album Extremities, Dirt And Various Repressed Emotions avec Martin Atkins à la batterie (The Damage Manual, Ministry). Killing Joke s'octroie un nouveau break de quatre ans avant de se reformer et d'enregistrer Pandemonium auquel fera suite Democracy. Il faut attendre 2003 pour que sorte son successeur Killing Joke II avec Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters).

Après avoir écumé un certain nombre de clubs en Europe et aux Etats-Unis, Killing Joke peut se targuer avant même la sortie de son deuxième opus d’avoir une réputation déjà fort sulfureuse. Jaz multiplie les déclarations choc, à tel point que le groupe est taxé de nazillon, et le premier LP a, quant à lui, offusqué, en outre, une bonne partie de la scène rock. Les chanceux qui ont pu voir les shows du quatuor anglais ne sont pas en reste, et ont pu les assimiler à des rituels païens, menés de main de maître par un fou furieux peinturluré et possédé par la violence de sa musique. Pourtant, dans cette révolution Killing Joke, l’Angleterre puritaine est la première scandalisée, outrée de l’engouement qu’une telle formation puisse susciter chez la jeunesse. Pensez-vous, pis encore que le punk, n’est ce pas là terrifiant ?


Quoi qu’il en soit, la situation va comme un gant à Coleman et sa bande qui jouent de leur image et sortent donc à peine un an après leur premier effort What’s THIS For…! Dans la droite lignée de Killing Joke, on retrouve un disque efficace et rentre-dedans, plus encore même que son devancier. D’ailleurs, de tous les albums que le groupe ait sorti dans les années 80, celui-ci reste sans nul doute celui qui offre les rythmiques les plus tribales et obnubilantes. Le furieux batteur de l’époque (Ferguson) tambourine ses fûts comme un damné, offrant des polyrythmies récurrentes, puissantes, et en plus de cela, novatrices. Ainsi, malgré la quasi-absence de cymbales sur tout le disque, reconnaît-on, par exemple, sur Tension ou Follow The Leader, des rythmes (associés à une production caverneuse) qui influenceront des groupes de cold-wave par pelletés.
Follow The Leader justement, parlons-en : choisi à l’époque comme single, il reste certainement l’un des titres les plus fascinant que le groupe ait créé en un quart de siècle. Ses sonorités typiquement eighties, son clavier véritablement obsédant, ses guitares acerbes et son chant révolutionnaire participeront certainement à l’avènement et l’explosion proche d’une scène electro-industrielle en pleine effervescence.
De manière générale, de toute manière, What’s THIS For… ! continue là où Killing Joke s’était arrêté. La promiscuité temporelle avec ce dernier et les idées encore floues d’une bande de fous conduirent certainement la formation à ne pas trop évoluer musicalement, malgré une forte personnalité développée en à peine deux années. Seuls la production (même si la ligne de conduite reste la même) et le degré d’énergie général donc, semblent être montés d’un cran, mais on retrouve bien tout ce qui avait fait le choc du premier opus, riffs aiguisés et sourds, chant ahurissant de lividité et de puissance et, donc, ces fameuses rythmiques.



What’s THIS For… ! n’offre donc guère d’évolution majeure, mais propose aux nombreux curieux de cette furie en route un nouveau disque, peu de temps après le premier. Pas le temps d’être déçu, de toute manière, puisque la recette, surprend toujours autant, car participant, via un sérieux palier, à l’extremisation que le rock n’aura de cesse de connaître jusqu’à nos jours. En ce début d’années 80, Killing Joke se fait sa place dans le panorama musical rock, suscitant des réactions diverses, mais ne laissant personne indifférent. Et dire que cela ne fait commencer…
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MessageSujet: Killing joke   Lun 11 Sep - 11:44

A l’aube des 80’s, alors que la première vague de musique punk finit d’agoniser dans son vomi, nombre de groupes ont compris qu’après la révolution que celle-ci a engendré, les limites de sa caractérisation musicale étaient atteintes et usées jusqu’à la corde depuis longtemps. Après des années fastes, le genre a besoin de nouveauté, d’expérimentations, d’échappatoires astucieux, et c’est dans cet optique que le mouvement post-punk –et ses nombreuses dérives - se développe. Les structures sont allongées, caricaturées, nombres d’influences viennent régaler la musique de groupes qui deviendront légendaires. Ainsi, entre 1977 et 1982 sortent nombre d’albums cultes. Citons bien sur Unknown Pleasure, premier opus de Joy Division, et les trois disques qui lanceront l’épitaphe des Cure.

Parmi cette révolution qui devient déjà un fatras labyrinthique, Killing Joke, obscur combo sort son premier effort. Sans prétentions aucunes (question de relativité), Jaz Coleman et sa bande sortent pourtant l’un des disques, qui, avec le recul, reste l’un des plus influents que la scène rock ait créé depuis ses débuts. Un quart de siècle plus tard, alors que la formation est encore vivante (et loin d’être à l’agonie, de surcroît), nombreux sont les groupes qui se réclament de parenté au combo anglais, dans un arbre luxuriant de dérives stylistiques allant de l’indus au mouvement gothique, en passant par diverses branches du metal.
Mais Rome ne s’est pas bâtie en un jour, et restons-en pour l'heure à ce Killing Joke, qui malgré ses nombreuses qualités et son statut, est tout de même loin de tenir le pavé, à lui tout seul, de la légende d’un groupe hors normes et hors du temps.


Ce premier album éponyme reste un pur album de post-punk, de ceux qui donnent tout son sens à un style, en restant unique pour autant. Mais il fait aussi d’une pierre deux coups, à savoir qu’il pose d’abord et avant tout les bases de ce que sera LE son Killing Joke, à travers le temps et les évolutions stylistiques. Dès Wardance, qui ouvre le disque, on fait connaissance avec ces sonorités à la fois minimalistes et baveuses, où la simplicité n’empêche en rien de prendre en pleine figure des compositions torturées, violentes et rageuses. Chaque titre développe une ambiance froide, faite de mélodies naïves et répétitives, de sonorités industrielles surprenantes, de rythmiques robotiques et le résultat est une musique incroyablement hypnotisante et lancinante. Jaz Coleman, dont on ignore encore le nom à l’époque (l’artwork du LP ne donne en effet aucune indication sur les membres du groupe), offre des lignes de chant hallucinantes, avec une voix déjà fort mature (pour ses 20 ans), entre hurlements rebondissants, appels de détresse, et vociférations terribles parfaisant un disque dont les ravages de l’apocalypse proche semblent constituer la seule ligne de conduite réelle.
Killing Joke réussit le parfait mariage entre une façade de marbre – post-punk oblige -, une noirceur effrayante et une énergie rock indéniable. Mine de ne pas y toucher, ce disque se révèle avec le recul extrêmement riche en apports nouveaux que des générations de musiciens ne cesseront de réutiliser dans, je l’ai dit, de nombreux courants. Ainsi, les nombreuses sonorités produites par le clavier de Coleman n’auront de cesse d’inspirer, d’une part, grâce aux mélodies ingénues, simplistes et récurrentes (Tommorow’s World et sa boucle de 3 notes par exemple), la scène cold wave, et d’autre part la branche industrielle du post-punk, avec des bruitages soutenus par des rythmiques hallucinantes de monotonie et d’énergie (The Wait, typiquement metal-indus avant l’heure).

Des exemples comme ceux-cis, inutile de tous les citer, tant Killing Joke en regorge. 25 ans plus tard, alors qu’il n’a pris que quelques discrètes rides (on notera qu’une version remasterisée avec des bonus est sortie en 2005), on ne peut que se rendre compte d’à quel point le premier album de la bande à Jaz Coleman était précurseur, tant au niveau du fond (la noirceur apocalyptique) que de la forme (la musique richissime employée). Et pourtant, la carrière du groupe ne faisait que commencer, et l’on ne devait nullement se douter, à l’époque, du chemin que celle-ci emprunterait. Incroyable et culte.




Discographie

1980 - killing joke

1981 - what's this for...

1982 - revelations

1983 - fire dances

1985 - night time

1986 - brighter than a thousand suns

1988 - outside the gate

1990 - extremities,dirt and various repressed emotions

1994 - pandemonium

1996 - democracy

2003 - killing joke

2006 - Hosannas from the basements of hell

Sanity : http://www.youtube.com/watch?v=OHgLwGXU1Bg
Chessboards : http://www.youtube.com/watch?v=SWG6toY9vFw
Eighties : http://www.youtube.com/watch?v=-Zlf_17hecY
Love like blood : http://www.youtube.com/watch?v=pQ9zdoSnV_c
Money is not our god : http://www.youtube.com/watch?v=n7A7SaLwHrQ
Hosannas from the basements of hell : http://www.youtube.com/watch?v=ak5TxzBzfDw
Dominator : http://www.youtube.com/watch?v=o-mtHFYlqgA
Milenium : http://www.youtube.com/watch?v=xtmnx6XlyjQ
Democracy : http://www.youtube.com/watch?v=KXZSF13pM-I
Loose cannon : http://www.youtube.com/watch?v=9IRM-ChUt4M
Let's all go.. : http://www.youtube.com/watch?v=9OD4dIOUjtc
America : http://www.youtube.com/watch?v=qS4UvG936IQ
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MessageSujet: Re: Killing joke   Sam 30 Sep - 16:16

ah! oui tu m'avait envoyer un morceau d'eu je men souvient ;) je trouve que c'est pas mal du tout enfin leur style musical et vraiment marant j'avais jamais écouter quelque chose dans ce style la ^^
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