AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Hindouisme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Miss Lindemann
Administrateur Tout Puissant


Masculin
Nombre de messages : 3268
Age : 30
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Hindouisme   Sam 27 Mai - 22:07

HindouiSme




Les hindous croient que seul le corps meurt, l'âme ou l'esprit (âtman) se réincarnant indéfiniment... jusqu'à l'avènement de la moksha: la bienfaisante délivrance du cycle naissances-morts- renaissances.


Krishna fut, comme Jésus et d’autres, un Christ, un envoyé, un avatar. L’hindouiSme a ainsi exprimé très tôt une idée nouvelle, qui est que " la divinité s’incarne et se manifeste dans l’homme, pour aider et sauver l’humanité toute entière ". - Destinée humaine -

L’idée de délivrance de l’âme vers Dieu par la rédemption s’affirme progressivement, faisant de l’existence humaine un emprisonnement d’un principe spirituel dans la matière, ce qui entraîne la souffrance dont on ne sera libéré que par le libération de la matière. Bien avant le bouddhisme, l’hindouisme ressentit la mort comme une étape de l’existence, et comme la mort est la base d’une autre vie, la destinée humaine se passait comme une migration d’un être vivant à un autre, dans le va et vient des existences (Samsara). Mais l’élévation du sens moral et de la conscience conduisit rapidement à la notion de réincarnation liée à la conduite terrestre présente, bonne ou mauvaise : le karma, bilan des actes d’une vie, entraîne automatiquement les conditions de la réincarnation suivante, ou de la libération.
Il n’y a pas de jugement divin ! L’homme peut se libérer du karma par la connaissance ou par le détachement, la sérénité : c’est le Yogin. La libération totale (mukti) conduit au nirvana, qui est l’accomplissement par l’anéantissement dans la suprême réalité.




L'âtman.

Nous avons le sentiment d'être restés la même personne tout au long de notre vie bien que notre corps, nos pensées et nos sentiments changent continuellement. C'est donc qu'il existe en nous un principe permanent : l'âtman. Celui-ci est étemel : il existait avant notre naissance et perdurera après notre mort. L'HindouiSme ne peut admettre en effet l'idée chrétienne d'une âme commençant dans le temps à la conception, et continuant d'exister pour l'éternité. L'âtman est éternel et immuable, mais l'âme, elle, évolue dans le temps.

Le nirvana


représente l'extinction de cette soif. C'est la béatitude de celui qui a atteint l'illumination et vit à l'abri de toute crainte et de toute renaissance car il agit avec un détachement tel qu'il ne peut plus produire des fruits l'obligeant à se réincarner à nouveau. Telle est la quatrième des « Quatre Nobles Vérités » du Sermon de Bénarès où le Bouddha enseigne la Voie de la délivrance. Il faut pratiquer « visée juste, intention juste, vigilance ardente et juste, juste Samadhi ». Au terme, c'est la sérénité parfaite. Le seul au-delà concevable pour un disciple du Bouddha.

Les Bodhisattvas

Certains êtres d'exception, animés d'une compassion sans borne, accepteront toutefois de différer leur entrée en nirvana : les Bodhisattvas. Ces « Êtres d'Éveil » qui possèdent déjà les deux perfections fondamentales, la sagesse lucide et l'amour universel, et ont échappé au cycle des naissances et des morts, choisissent en toute liberté de revenir dans notre monde d'ici-bas, et de s'y dépenser, réincarnation après réincarnation pour aider tous les êtres vivants à atteindre l'Eveil suprême et le véritable au-delà.



Les funérailles

L'HindouiSme classique invite à préparer les vies suivantes, mais les instants précédant le décès revêtent la même importance capitale. Ils peuvent en effet, s'il sont bien conduits, mener à une libération immédiate de la ronde des réincarnations. A tout le moins, ils détermineront la qualité du karma qui sera transporté dans la vie ultérieure. L'entourage va donc réciter continuellement des invocations sacrées - des mantras - pour orienter les dernières pensées du mourant dans la bonne direction, car c'est la dernière pensée occupant l'esprit qui déterminera l'orientation de l'âme dans l'au-delà.
Dans l'idéal, on donne à boire à celui qui va mourir de l'eau sainte du Gange, et pour que son âme s'en aille en paix, on l'exhorte à répéter le nom de Dieu ; Aum Aum (ou Om, ou Ram), syllabe sacrée signifiant «je fais révérence». Quand la mort est venue, on baigne le défunt et on l'habille de neuf. Tous ses proches (les adultes) entrent pour dix jours dans un état de souillure rituelle. Les hommes de la famille préparent une civière en bambou, sur laquelle ils déposent le corps; après l'avoir recouvert d'un suaire blanc (rouge pour une femme) et paré de fleurs rouges, ils l'attachent solidement, Traditionnellement, c'est l'aîné des enfants du défunt qui précède le convoi funéraire vers la rive du fleuve où doit avoir lieu la crémation, en portant les braises dans un pot en terre.



La coutume veut que tous les hindous soient incinérés, sauf les bébés et les « renonçants» (samnyds'in : celui qui a renoncé au monde pour vivre dans le plus total dénuement). Quand le cadavre a été placé sur le bûcher, le fils du défunt accomplit son devoir religieux en y mettant lui-même le feu, tandis qu'un prêtre récite les montra, formules sacrées chargées d'une mystérieuse énergie, qui sanctifient les flammes. Puis le fils fait trois, cinq ou sept fois le tour du bûcher en levant sa torche vers le ciel.

Le troisième jour après l'incinération, les os du mort sont pieusement recueillis et, au bout de dix jours au minimum, lavés dans l'eau d'un fleuve sacré avant d'être déposés dans une jarre qui est alors enterrée dans un cimetière.
En inde tout rituel est cuisson (symbolique ou réelle). On n'incinère pas les morts par souci d'hygiène, mais parce que les flammes purificatrices constituent un rite de passage qui ne laisse derrière lui que la quintessence impérissable. La mort est la suprême cuisson, le sacrifice où l'hindou offre son corps éphémère. On ne brûle pas les renonçants, parce que c'est inutile : ils sont déjà « cuits » par leur sagesse, leur ascèse.


Le cordon sacré

Les Écritures recommandent seize rites de passage au cours de la vie, mais beaucoup d'hindous font seulement l'expérience de l'initiation, du mariage et de l'incinération. Toutefois, les garçons des trois premières castes peuvent participer à une cérémonie qui leur donne le droit de porter le «cordon sacré» qui symbolise leur seconde naissance (à la vie spirituelle), d'où le titre de «deux fois nés» réservé aux membres de ces trois premières varnas.
Le rite est accompli par le jeune garçon (entre 7 et 10 ans) et son père au son des montra (versets sacrés chantés par un prêtre). Celui qui est ainsi appelé à naître une seconde fois adresse sa prière au soleil divin, fait une offrande de beurre clarifié au dieu Agni - le feu - et reçoit le cordon blanc qu'il portera désormais. C'est le moment du «triple chant»; récitation de la Gayath, trois des vers les plus saints du reg-Veda, qui s'adresse à la déesse Savitri, le soleil créateur «qui fait vivre les choses» (épouse de Brahma, elle est mère des Veda et des «deux fois nés»):
«Méditons sur la lumineuse splendeur de Savitri. Qu'elle éclaire en nous le chemin de la vérité ! »

Immortelle, l'âme humaine transmigre donc d'un corps à un autre à travers un cycle de naissances, de morts et de renaissances qui a nom samsara («migration»). Le seul moyen pour l'homme d'échapper à ce cycle est de prendre conscience de l'identité de son âme individuelle (atman) avec l'Ame universelle (Rrahman). Dans d'autres mondes, chaque âme, après un certain nombre de réincarnations, parvient à la délivrance finale (moksha).




Sortir du cercle

S'il n'est pas possible de changer de caste pendant sa vie, rien n'empêche, après la mort, de renaître dans une autre. Ainsi le système des castes n'est-il pas injuste pour l'hindou qui croit en la réincarnation : on ne naît pas noble ou intouchable par hasard, mais bien en vertu des mérites ou des fautes qu'on a accumulés dans sa vie précédente. C'est la loi de cause à effet du karma, principe de la rétribution des actes: chaque action ou pensée entre en ligne de compte dans la somme «spirituelle» de l'être et pèse de tout son poids sur son devenir cosmique, conditionnant sa prochaine incarnation.

La Réincarnation


La tradition védique tardive enseigne la réincarnation, c'est-à-dire la possibilité de continuer dans des vies ultérieures ce qui a été commencé dans les nombreuses vies antérieures.
La loi de l'évolution cyclique s'applique aussi à l'individu puisqu'il ne périt pas par la mort, mais qu'il revit, au lieu même où son évolution a été interrompue, par la perte de son vieux corps. Il aura un vêtement neuf, sans souvenir des vies antérieures, bien que les expériences qu'il y a faites lui restent acquises. Les désirs inassouvis, la soif de vivre amènent toujours à rechercher une nouvelle incarnation terrestre.
Durant ces nombreuses vies, l'homme inscrit son karma, sa destinée personnelle. Ce n'est pas une destinée inéluctable qui lui serait comme imposée de l'extérieur par une puissance, mais une destinée qu'il se crée entièrement lui-même. Le karma est dû la loi de causalité. Il doit être compris comme auto-déterminisme, sans être considéré comme positif ou négatif. C'est fort simplificateur de dire: «bonne action, bon karma», «mauvaise action, mauvais karma». D'autant plus que l'évaluation de nos actions ne peut, pour un hindou, être attribuée à un pouvoir supérieur qui le jugerait.
Pour un hindou, la mort n'interrompt pas la loi de causalité, tout comme le sommeil le la nuit ne me protège pas au lever des effets de mes actions passées. Comme chacun le nos actes a des causes et des effets, ainsi tout événement dans le monde est le produit l'une causalité. Le karma individuel est lié au karma collectif. Enfin, n'oublions pas que les forces dirigeant le karma n'ont pas seulement leurs sources dans le passé mais aussi dans l'avenir. Nos intentions influencent notre karma de la même façon que des événements antérieurs. C'est dans cette connaissance que se trouve le fondement de la liberté humaine.




Samsara

La «roue de la vie» représente la conception hindouiste de la réincarnation. Ses partisans se croient pris dans un cycle intermi-nable de vies, destinés à renaître continuellement jusqu'à ce qu'ils atteignent une pureté suffisante pour cesser de revenir à la vie. Arrivés à ce stade, ils perdent toute identité personnelle et sont absorbés dans l'Infini impersonnel qu'ils appellent Brahman.

L'âme humaine transmigre donc d'un corps à un autre à travers un cycle de naissances, de morts et de renaissances qui a nom samsara («migration»). Le seul moyen pour l'homme d'échapper à ce cycle est de prendre conscience de l'identité de son âme individuelle (atman) avec l'Ame universelle (Brahman). Dans d'autres mondes, chaque âme, après un certain nombre de réincarnations, parvient à la délivrance finale.



Le yoga, méthode de délivrance

Dans l'hindouiSme, le but de la vie étant la maturation spirituelle qui seule permet d'échapper au cycle des naissances et des morts, le yoga, méthode de délivrance, joue un rôle évidemment central. Une telle fin ne peut être obtenue que par la reconnaissance préalable etle contrôle, grâce à une ascèse très stricte, des éléments constitutifs de l'être humain, en particulier ceux qui transmigrent par-delà la mort, le corps « subtil », qui ne se dissoudra que lors de la libération finale, tandis que ne survivra purifié que l'intellect (buddhî) en sa nature propre, qui est Conscience absolue et inconditionnée, « Etre-Conscience-Béatitude » (Saïchîchida-nanda), l'être individuel (Jîvâtman) s'étant identifié au Principe suprême, Paramâtmafî, ou Brahman. Quels que soient les moyens mis en oeuvre par les diverses formes de yoga, tous visent ce but unique.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://antinea-rammstein.oldiblog.com
Miss Lindemann
Administrateur Tout Puissant


Masculin
Nombre de messages : 3268
Age : 30
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: Hindouisme   Sam 27 Mai - 22:07

Entités non humaines

Dans l'Inde ancienne existaient des familles d'entités non humaines, les unes propices, les autres de mauvais augure. Entre les humains regroupés en castes et de grands dieux comme Shiva ou Vishnou, l'hindouisme a multiplié les troupes d'êtres intermédiaires souvent dirigées par un chef: les Âditya, les Vasu, les Rudra (des divinités), les Brahmarshi (des sages), les Prajâpati (des géniteurs), les Gandharva (des musiciens célestes), les Apsaras (des nymphes ou naïades), les Yaksha et les Yakshî (des génies), les Vidyâdhara (des détenteurs d'incantations); puis encore d'autres forces plus ambiguës comme les Asura, les Dânava, les Daitya, les Pishâca, les Râkshasa, les Nâga (des dragons), les Bhûta (des Êtres), etc. La plupart de ces groupes sont innombrables. Ils existent davantage dans les récits mythiques qu'ils ne sont honorés dans des cultes. On raconte qu'ils s'affrontent dans des combats épiques et qu'ils ont fini par se soumettre à un Dieu souverain.
Les hindous vénèrent déjà dans leurs villages de nombreuses divinités de tout rang; certaines de ces divinités mineures sont des âmes errantes par suite de male mort ou des héros ou des héroïnes qui ont mérité qu'on leur rende un culte.
Mais la seule énumération de toutes ces castes d'êtres surnaturels atteste que les dieux et les déesses dont on connaît les noms ne représentent en fait qu'une infime partie d'un monde infiniment plus complexe. Cela dit, et en dépit des affirmations à l'emporte-pièce que l'on peut lire maintenant, on peut affirmer sans hésitation qu'au sein de ces populations d'êtres spirituels, il n'existe pas à proprement parler d'anges ou d'envoyés de Dieu au sens où l'on utilise ce terme dans le judaïSme, le christianiSme ou l'islam.
Le bouddhisme du Sri Lanka conserve à toutes fins pratiques toutes les divinités qui étaient actives dans la ou les religions dont il a triomphé. « Il y a longtemps, note Mohân Wijayaratna, que les bouddhistes singhalais ont pris l'habitude de vivre entourés de dieux et de démons, mais tout en demeurant bouddhistes. ». Ces dieux, ils les honorent lorsqu'ils ont besoin de secours pour résoudre des problèmes de la vie de tous les jours. Par contre, pour se libérer du monde des renaissances, seul vaut l'enseignement du Buddha. On dit que ces divinités ont rompu avec l'hindouisme ambiant: elles auraient jadis accepté de suivre le Bouddha, ou encore exerceraient leurs pouvoirs conformément à la permission que celui-ci leur a octroyée de son vivant. « Ce mécanisme de "permission", commente encore Wijayaratna, place tous les dieux, les demi-dieux et les esprits malins sous l'autorité du Bouddha ». Ces différents stratagèmes permettent à toutes sortes d'entités de continuer à exister à l'intérieur du bouddhisme et de recevoir un culte de la part des laïcs. On est dans un monde qui tolère l'existence de tous les êtres, mais refuse de niveller leurs pouvoirs qui restent dûment hiérarchisés.


Dans le livre saint du Rigveda, Vamrita, ou soma, produit les effets suivants : « Nous avons bu le soma, nous sommes devenus immortels, nous sommes entrés dans la lumière, nous avons connu les dieux. » Le soma est un hallucinogène d'origine végétale.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://antinea-rammstein.oldiblog.com
 
Hindouisme
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
le Dark Refuge :: Entrez dans le Dark Refuge... :: De l'AuTre CôTé du MiROir... :: Spiritualité-
Sauter vers: